Placez une cellule orageuse sur la carte, réglez la pluie et lancez : l'eau ruisselle sur le relief LiDAR HD de l'IGN, se concentre dans les thalwegs et emprunte les rues du village en contournant les bâtiments. Le calcul tourne dans votre navigateur.
Lors d'un orage méditerranéen, l'eau ne déborde pas seulement des rivières : elle ruisselle sur les pentes, se concentre dans les vallons secs et emprunte les rues, qui deviennent des torrents. C'est ce ruissellement qui a fait le plus de dégâts à Nîmes en 1988 ou à Vaison-la-Romaine en 1992, et la plupart des victimes des crues rapides du Midi meurent dans leur véhicule ou au rez-de-chaussée de leur logement.
À Lauris, les versants du Luberon dominent le village. Le simulateur fait tomber une pluie sur ce relief, relevé au laser à 50 cm par l'IGN, et calcule minute par minute où l'eau s'écoule, où elle s'accumule et à quelle vitesse. Sur le village, chaque bâtiment est un obstacle et chaque rue un chenal. La couche Danger combine hauteur et vitesse de l'eau pour indiquer où un piéton perd l'équilibre et où une voiture est emportée ; la couche Arrivée donne le délai avant que l'eau n'atteigne chaque rue.
La couche « ruissellement » de Géorisques ne couvre pas le Vaucluse : son absence sur une commune ne veut pas dire qu'il n'y a pas de risque. Pour connaître les zones inondables officielles de votre commune, consultez son DICRIM et le PPRI ; pour suivre les rivières en direct, utilisez la vigilance crues.
Démonstrateur simplifié, pas une prévision. Écoulement 2D à inertie locale sur le MNT LiDAR HD de l'IGN, à 10 m sur le bassin et 3 m sur le village, qui reçoit l'eau du bassin par ses bords. Les bâtiments (BD TOPO) y sont des obstacles et les chaussées sont abaissées de 10 cm. Les réseaux pluviaux ne sont pas modélisés, les buses et ponts sont supposés dégagés, et la pluie est une cellule théorique, pas du radar. Pour l'alerte officielle : Vigicrues et la vigilance Météo-France.